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  • COM COM - LES DOSSIERS

    VALLEE DE LA DOLLER

    COM COM : DES CHANTIERS RONDEMENT MENES

     Après avoir entendu les conclusions du cabinet Mazars sur la situation financière de la Com Com (voir notre édition d'hier), les délégués communautaires ont entendu les vices-présidents évoquer les chantiers en cours.

     Association des œuvres scolaires de la vallée : une subvention de 8000€ est accordée à l'AOS, il ne s'agit que d'un engagement pris et oublié par le président Gaugler. Le maire de Rimbach s'abstiendra au moment du vote. Par contre, pas question d'anticiper sur le montant de la subvention pour 2010. 

     MARPA : le budget a été tenu et le chantier n'a pas connu de surprise désagréable. Par contre, il y a quelques inquiétudes sur le remplissage de cette structure. Est-ce le montant  du loyer qui freine quelques ardeurs ? Le Vice-Président Christophe Beltzung est résolument optimiste ; « toutes les Marpa sont surbookées, laissons un peu de temps ».

     SALLE DE SPORT DE BURNHAUPT : Estimé à 5,5M€, le chantier de la salle de sport du collège de Burnhaupt s'achève avec une économie de 700 000€ puisque le coût a été ramené à 4,78M€. Comme le concède Michel Weigel, la tache n'a pas été facile...

     CLSH DE Kirchberg : Le Vice-Président s'en prend ensuite au conseiller général Jean Luc Reitzer qui a « insidieusement posé la question sur l'opportunité de faire ce CLSH ». Il s'en désole d'autant plus que c'est un maire de la haute vallée qui a soulevé cette question. Et Michel Weigel de rappeler au conseiller général que « 40 à 45 enfants sont actuellement accueillis à la maison du pays de Wegscheid dans des conditions inacceptables ». En tout état de cause, le chantier est lancé. Les lots ont été adjugés pour 680 000€

     Zone industrielle de Pont d'Aspach :   Pour le vice-président Antoine Muller, l'embellie économique n'est pas encore là. Néanmoins, l'extension de la zone industrielle vers Guewenheim se poursuit. Après les implantations de Cet et de la société De Luca, la Com Com a deux autres contacts. L'un avec une société d'importation et de distribution de produits exotiques pour la consommation, l'autre avec la société JM Limousine  qui propose de combiner son activité avec une société qui traiterait plus spécifiquement de voitures anciennes. Elle envisage même de s'occuper de parties évènementielles.

    MH 

  • COM COM

    VALLEE DE LA DOLLER

    COMMUNAUTE DE COMMUNES :

    UN AUDIT RASSURANT ?

     Après la passe d'armes de la dernière réunion de la Com Com de la Doller et du Vallon du Soultzbach (voir DNA du 30/10), le président Gaugler s'était engagé à livrer les conclusions de l'audit mené par le cabinet Mazars sur la situation financière de la Com Com. Cela a été chose faite mercredi soir devant une assemblée de délégués plus fournie qu'à l'accoutumée.

     Présentée avec simplicité et conviction par M. Thierry Grégoire, elle aura quelque peu rassuré les délégués.  Si la situation est préoccupante, elle n'est pas dramatique à condition bien entendu d'opérer des choix.

    •  La situation: L'œil du cabinet Mazars est sans équivoque: le territoire de la Com Com de la Doller est attractif. Certes le niveau de fiscalité est supérieur aux autres Com Com mais rares sont celles qui ont autant aménagé leur territoire. Néanmoins aujourd'hui, elle souffre du dynamisme irrégulier des bases de la taxe professionnelle et les impacts de sa réforme pourraient être encore plus significatifs. Le budget est également tronqué car l'intégralité des charges et des produits ne sont pas intégralement rattachés à un exercice. Enfin, la capacité d'autofinancement est négative et ne peut donc prendre en compte les charges financières. La Com Com a donc été placée par le Préfet en réseau d'alerte Osiris, ce qui signifie que les services de l'Etat vont avoir un regard tout particulier sur sa gestion.
    • Les enjeux: Après une période de très fort investissement avec la réalisation du programme établi par la charte de développement, la Com Com doit passer d'une logique de développement à une logique de gestion. Il s'agira pour elle de dégager des marges de manœuvre pour faire face à la fois au pic d'investissement et au financement des actions déjà exercées. Un des enjeux consiste à établir un cadre d'objectifs et de leviers d'action afin d'assainir la situation. Pour Thierry Grégoire, cela passe par une «opération vérité» qui visera l'intégration de la totalité des charges et des produits se rapportant à l'exercice. Cela marquera une réelle rupture avec les procédures actuelles. D'autre part, le rattrapage de la subvention de 808000€ de la Caisse d'Allocations familiales ainsi que la hausse des taux de fiscalité donnent à la Com Com une relative marge de manœuvre pour 2010. Deux enjeux donc, limiter le déficit global d'investissement et élaborer un plan d'action «marges de manœuvre». Mais, la Com Com devra faire face aussi à une très forte inertie structurelle liée à des dépenses incontournables. L'anticipation est donc de mise associée à une maîtrise des dépenses.
    • Les scénariis: Trois options s'offrent aux délégués communautaires: augmenter le fiscalité de 5% la première année puis de 3% les exercices suivants; la deuxième opte pour une réduction des dépenses de fonctionnement de 200000€ et la troisième qui semble la plus opportune consiste en une combinaison des deux scénariis précédents. Celui-ci permettrait de dégager une capacité d'autofinancement de 270000€. Elle permettrait de faire face aux aléas du quotidien et de financer certains projets.

     Les éléments techniques sur le plan financier étant connus, il s'agit à présent pour les élus d'avoir le courage de faire des choix politiques. Si le Conseiller Général Jean Luc Reitzer  -comme la majorité des délégués- se félicite de cette analyse de la situation financière, il s'interroge : « ne valait-il pas mieux différer certains investissements comme le CLSH de Kirchberg ou le pôle d'excellence rural de Kirchberg ?  » Pour le Président Gaugler, reculer, c'est renoncer. Il  propose même  quelques pistes pour réaliser des économies. Elles pourraient s'articuler autour de la baisse de 30% des subventions pour les associations ou par la prise en charge par les communes des contributions au SDIS (service départemental incendie) pour un montant actuel de 326 000€. Par contre, il milite pour qu'on ne touche pas au socle enfance-jeunesse.

    Les délégués de la Com Com auront donc du pain sur la planche dans les prochaines semaines pour déterminer les pistes à explorer pour remettre le navire Com Com à flots. Certains, comme le délégué de Soppe le Haut, Denis Fluhr espèrent aussi qu'il y ait un changement dans la méthode avec des délégués qui ne soient pas seulement là pour faire de la figuration mais qui soient plus étroitement associés aux projets.

    MH

     

     

    A suivre (L'Etat des dossiers en cours)